C’était il y a tout juste une semaine, samedi dernier, le 24 septembre

 

Le marathon de Berlin est l’un des plus mythiques marathons au Monde. Le marathon à pied est ultra connu, mais le marathon roller pas vraiment et pourtant, c’est l’une des plus belle course de rollers que j’ai pu faire jusqu’a maintenant. 6572 patineurs inscrits pour cette 15ème édition du marathon rollers de Berlin.

 

Levée vers 10h00 parce que nous avons passé une bonne partie de la nuit avec les copines à papoter. (Heureusement que le marathon n’avait pas lieu le matin. On aurait été vraiment naze pour la course.)

 

Le temps de prendre toutes, notre douche, de nous préparer. Nous voilà sortie de l’appartement vers 12h00.

 

Direction ensuite, le petit restaurant italien pour notre déjeuné. 

Pour m’a  part se sera encore régime pâtes, je n’arrête pas depuis que je suis arrivée. Le repas du sportif : Spaghetti à la bolognaise:-)

On est beaucoup,  et le serveur met beaucoup de temps à nous servir.

 

La pression, le stresse, les angoisses montent. Un peu moins pour ma part. Comparé aux copines qui sont  venues là avec leur club de rollers. Je viens en touriste on va dire. Elles ont un objectif de temps à atteindre, mais je me fais pas souci, avec leur bonne technique et les entrainements… J’essaye de les rassurer en leur disant qu’il y a vraiment pas de souci et de stresse à avoir. Elles vont faire mieux c’est sure. L’année dernière les conditions pour rouler n’étaient pas géniales. Un vrai déluge pendant le marathon. Là, il fait beau, chaud, et le plus important, c’est sec. 

 

Je suis confiante pour ma part, l’année dernière j’étais juste rouleuse de randonnées, avec un niveau intermédiaire, j’avais hiberné durant tout l’hiver…Malgré les difficultés que j’avais éprouvées lors de la course, je mettais promis de refaire le marathon.

 

Une revanche donc à prendre sur la course. A défaut d’un vrai coaching, d’un entrainement au club comme les filles. J’ai roulé pratiquement toutes les randos rollers que je pouvais. J’ai fais des longues distances… Pour vraiment tenir le coup cette fois. Je me sens bien,  je sais que je prendrai beaucoup plus de plaisir à faire cette course. 

 

Voilà, notre plat qui arrive, enfin… On va pouvoir manger.

 

Direction, ensuite, l’appartement pour récupérer nos affaires. Puis, on prend le métro qui nous emmène jusqu’au village du marathon. 

 

On fait quelques photos avant la course devant les vestiaires. Les filles sont moins stressées. 

 

 

On retrouve un copain que l’on voit souvent en rando. C’est la première fois qu’il fait le marathon, il stresse un peu aussi. Je lui dis qu’il n’y a pas de raison. Et connaissant son niveau c’est sur, il va faire un bon temps. Il me demande quel temps, je vise, je lui dis moins de 02h sachant que l’année dernière j’avais fais 02h06. Mais cette année, je me suis entrainé et puis il ne pleut pas. Même si je suis avec mes petites roues (4×90) comparé aux autres qui ont généralement des 4×100 ou 4×110, cela devrait le faire quand même. 

 

Il pense le faire en moins de 1h45. Je pense que c’est jouable pour lui, et même encore un peu moins. 

 

On se dirige tous ensemble vers la ligne du départ. On discute, on prend des photos… encore quelques minutes à attendre.

 

 

 

Et voilà, le départ est lancé, il est 15h30. Les premiers groupes partent. Se sera bientôt à nous. 

Nous sommes tous ensemble au départ, on fait notre petit train. Au roller, faire le train, c’est en faite former un peloton. Une technique que l’on retrouve dans le cyclisme. Le but, s’associer pour rouler en groupe afin de réduire la résistance dans l’air et profiter de l’effet global du groupe pour créer une aspiration. Nous permettons ainsi de réduire nos dépenses d’énergie malgré l’effort et ainsi garder une certaine vitesse.  

 

Je n’aime pas trop cette technique de course, car la plupart des vilaines chutes que j’ai fait en roller c’était avec un train. Je n’ai pas la bonne technique pour cela et je ne suis pas rassurée surtout quand cela va trop vite. C’est pourquoi d’ailleurs, j’aime me mettre en queue du train. Mais cette place ainsi que la première sont les plus difficiles à tenir, on se fatigue beaucoup plus.

 

Les filles sont parties vraiment vite, trop, trop vite pour moi. J’essaie de les suivre un maximum, mais je décroche aux kilomètre 5. Rouler à 28km/h c’est vraiment trop pour moi. Je ne tiendrai pas le rythme jusqu’au bout à cette allure la. 

 

Je me retrouve toute seule, mon morale en prend un coup. Je le sens car je ralentie, un peu trop, elles sont de plus en plus loin de moi. Il ne faut pas que je me laisse aller.

 

Il y a pleins de gens tout le long du parcours, qui cris qui encourage, c’est sympa. 

Je décide de mettre en marche mon iPod, un peu de musique,  idéal pour redonner un petit coup de peps. 

Et c’est repartie, j’accélère, je prends des trains en marche, je n’arrête pas de changer. Un train, puis un autre dès que je vois qu’il n’est pas assez rapide pour moi. Il faut que je rattrape le temps que j’ai perdu. 

 

J’arrive à la moitié du parcours, je commence à fatiguer là. Je prends une barre de céréales, je bois un peu. 

Faut que je garde mon rythme. De temps en temps des petites accélérations pour prendre un autre peloton. De moins en moins peur, mais je reste derrière.

Les kilomètres défilent devant moi, même si je me sens bien j’ai quand même hâte de voir le bout de la course.

Je reconnais les tours de  Potsdamer Platz, il y a beaucoup de monde. Ils crient et nous encouragent, cela redonne vraiment la pêche et le sourire. C’est bientôt la fin, si mes souvenirs sont bons. Faut pas se laisser aller, je peux encore envoyer, j’accélère. 

Je récupère un petit train,  je me mets derrière eux et je ferai les derniers kilomètres comme cela. 

Je pousse plus sous les encouragements du public, j’accélère. J’arrive enfin, vers la porte de Brandeburg, c’est bientôt la fin. Les pavés me cassent un peu, mais il ne faut pas lâcher. Je vois le chrono d’arrivé, c’est là fin, je lève les bras, un gros sourire aux lèvres quand je vois mon temps 1h44.

 

Je suis ravie de ma course. Avec 5275 patineurs à l’arrivée dont 1383 femmes. J’arrive 339ème au classement général et 74 ème au classement de ma catégorie. Avec un très beau temps au final 1h39 et une moyenne de 25km/h

Tous les résultats de la course ici

Je retrouve les copines, très contente de leur super temps. Arrivé 10 minutes avant moi. On a fait une belle course.

C’est fini, photo avec notre médaille

C’est beaucoup mieux, mieux que je ne l’aurai espéré même. Petite vidéo de mon arrivée. Je suis à gauche, je lève les bras très contente sur la fin  :lol:

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Passez un bon week-end à bientôt